Qui l’aurai cru ? Notre première voiture achetée sera donc une Fiat Panda, c’est fait, c’est comme ça, c’est gravé dans le grand livre de la destiné désormais.
Effectivement nous avons acquis une voiture d’occasion pour enfin voir un peu de notre nouveau pays, aussi petit soit-il !
Elle a un style très années 80, des formes carrés et rectangulaires partout, un tas de détails qui en font une épave, une commande d’essuie-glace faite main et un clignotant qui a quelques problèmes cardiaques mais l’essentiel est là: elle roule très bien, les pneus sont neuf, la courroie et les freins également.
Autre avantage de taille, elle pourrait rester sur un parking dans le Bronx pendant des mois qu’elle ne bougerait pas. Maintenant il y a toujours le risque de se faire piquer un rétroviseur...
Notre Panda à nous, elle est peut-être moche, mais on va pouvoir aller a la plage tout les jours avec, faire le tour de l’île, aller à la campagne, l’emmener à Moorea pourquoi pas, faire les courses à Carrefour, aller prendre un cocktail aux bars des grands hôtels, faire croire que l’on est client des même hôtel et se baigner dans leur piscines, écraser les chiens errant de toute la polynésie, visiter Teahupoo et voir la vague tubulaire la plus puissante du Pacifique, aller au restaurant et revenir sereinement le soir sans passer par les rues sans lumières des bidonvilles de Papeete.
Le tout pour 200.000 francs pacifiques, yeah !
lundi 8 octobre 2007
Come back bis
Oui... j’avoue tout, j’ai trouvé un travail et j’ai donc un peu moins de temps à consacrer à l’écriture. Il est toujours difficile de laisser ses passions de côté mais Ju me dit que cela nous permettra d’acheter plus de boites de ravioli à 6€ pièce. C’est un argument.
Pour le moment je vend de l’artisanat luxueux destiné aux touristes fortunés de passage sur l’île de Tahiti.
S’agissant d’un contrat à mi-temps cela me permet de revenir dans le monde du travail avec une certaine... douceur.
L’ambiance à la boutique est sympathique et le métier est loin d’être exténuant.
Je ne m’en plain pas car ça ne va peut-être pas durer...
En plus j’ai déjà piqué un beau paquet dans la caisse alors vous imaginez bien que je suis fier de moi !
Je plaisante hein ! Pascal si tu tombes sur mon message par le pur hasard de la magie du réseau des réseau saches que c’est une blague, je tiens ton magasin avec beaucoup de sérieux et d’honnêteté.
Pascal c’est mon patron... intéressant non ?
Arrêtons de parler de labeur.
Dans un autre domaine le Rhapsody of the seas à accosté à Tahiti ce matin.
C’est un immense et superbe paquebot de croisière.
Il fait à peu près la taille du centre-ville de Papeete et il a fait quadrupler la population locale.
Encore un navire qui à bondi hors de sa brochure... Je l’ai pris en photo.
Admirez aussi sur le cliché le coucher de soleil délimitant le nuage sur Moorea.
Charmant n’est-ce pas ?
“Il est fou lui, elle est ou la photo de son bateau sur un nuage ?!”
Oui, en fait je vous explique. J’ai écris que j’avais pris le bateau en photo avant de l’avoir fait. J’ai donc mis la charrue avant les boeufs ou bien fabriqué du monoï avant d’avoir cueilli les fleurs de tiaré (comme on dit ici) !
Seulement voila, impossible de mettre la main sur l’appareil. Il doit se planquer quelques part dans la maison pour fuir l’esclavagisme qu’on lui fait subir ici (bah oui mais si tout est beau c’est quand même pas de notre faute !). Peut-être même qu’il chante du blues ! (joke).
Enfin, tout ça pour dire qu’il faudra me croire sur parole concernant la beauté du panorama.
Je sais, vous allez me dire de demander à Ju ou est l’appareil mais elle donne un cours à cet instant précis...
Et moi je mange un carré de chocolat.
Le ciel vient encore de changer de couleur, c’est sublime...
Vraiment quel dommage que vous ne puissiez le voir...
Et encore, je ne parle pas des délicieux parfums de la végétation et de la légère brise tiède qui souffle en ce moment même...
Ah... C’est ça la magie d’un blog, on raconte sa vie et les autres lisent.
Vous n’avez rien d’autre à faire ? Vous voulez la liste de mes courses ? :)
Nanaaaaaa.
Pour le moment je vend de l’artisanat luxueux destiné aux touristes fortunés de passage sur l’île de Tahiti.
S’agissant d’un contrat à mi-temps cela me permet de revenir dans le monde du travail avec une certaine... douceur.
L’ambiance à la boutique est sympathique et le métier est loin d’être exténuant.
Je ne m’en plain pas car ça ne va peut-être pas durer...
En plus j’ai déjà piqué un beau paquet dans la caisse alors vous imaginez bien que je suis fier de moi !
Je plaisante hein ! Pascal si tu tombes sur mon message par le pur hasard de la magie du réseau des réseau saches que c’est une blague, je tiens ton magasin avec beaucoup de sérieux et d’honnêteté.
Pascal c’est mon patron... intéressant non ?
Arrêtons de parler de labeur.
Dans un autre domaine le Rhapsody of the seas à accosté à Tahiti ce matin.
C’est un immense et superbe paquebot de croisière.
Il fait à peu près la taille du centre-ville de Papeete et il a fait quadrupler la population locale.
Encore un navire qui à bondi hors de sa brochure... Je l’ai pris en photo.
Admirez aussi sur le cliché le coucher de soleil délimitant le nuage sur Moorea.
Charmant n’est-ce pas ?
“Il est fou lui, elle est ou la photo de son bateau sur un nuage ?!”
Oui, en fait je vous explique. J’ai écris que j’avais pris le bateau en photo avant de l’avoir fait. J’ai donc mis la charrue avant les boeufs ou bien fabriqué du monoï avant d’avoir cueilli les fleurs de tiaré (comme on dit ici) !
Seulement voila, impossible de mettre la main sur l’appareil. Il doit se planquer quelques part dans la maison pour fuir l’esclavagisme qu’on lui fait subir ici (bah oui mais si tout est beau c’est quand même pas de notre faute !). Peut-être même qu’il chante du blues ! (joke).
Enfin, tout ça pour dire qu’il faudra me croire sur parole concernant la beauté du panorama.
Je sais, vous allez me dire de demander à Ju ou est l’appareil mais elle donne un cours à cet instant précis...
Et moi je mange un carré de chocolat.
Le ciel vient encore de changer de couleur, c’est sublime...
Vraiment quel dommage que vous ne puissiez le voir...
Et encore, je ne parle pas des délicieux parfums de la végétation et de la légère brise tiède qui souffle en ce moment même...
Ah... C’est ça la magie d’un blog, on raconte sa vie et les autres lisent.
Vous n’avez rien d’autre à faire ? Vous voulez la liste de mes courses ? :)
Nanaaaaaa.
Come back
Moins d’articles en ce moment sur le blog ?
Mais pourquoi ?!
La réponse est assez simple: désormais je fais comme tout le monde, je gagne mon pain quotidiens en me levant tôt le matin et en me donnant au maximum dans mon travail.
Bon, c’est ironique, je me lève toujours tard et je ne fais que le strict minimum vous l’aurez deviné.
Ne vous méprenez pas cependant, je fais bien mon boulot et je suis toujours extrêmement ponctuel mais jamais je ne ferai un extra pour du beurre.
Mes supérieurs sont vraiment fort sympathiques, mais pour me faire travailler plus il faudra aligner plus de zéro sur mon chèque.
Cette clause n’est pas négociable.
Pourquoi je vous dis ça ? Car malgré ma preuve d’enthousiasme limitée mon employeur fait des cauchemars à l’idée que je puisse débaucher pour un autre emploi... Oui, c’est flatteur, mais cela donne surtout l’image tristement terne du marché de l’emploi en polynésie.
Les popa’a diplômés sont des messies attendue par d’autres popa’a diplômés pour faire fonctionner leurs commerces.
Commerces qui soit dit en passant trust la majorité du chiffre d’affaire économique sur le fenua.
Ou sont les polynésiens (qui sont chez eux rappelons le) dans cette affaire ?
Je n’en ai pas la moindre idée...
Je sais juste que la polynésie française est un monde merveilleux mais dont le moindre aspect économique est totalement factice.
Si j’avais le temps et l’envie je réfléchirai à la façon de développer tout les atouts du territoire pour en faire des modèles économiques viables.
Seulement, j’en ai peut-être l’envie mais pas vraiment le temps, et je n’ai pas l’air d’être le seul dans ce cas !
Avant de penser à comment va-t-on traduire le règlement intérieur des toilettes publiques en tahitien à la place du français je crois que l’on devrait se concentrer sur comment nos frères polynésiens pourraient avoir la chance de vivre un futur un peu moins sombre.
Non ? ...
Mais pourquoi ?!
La réponse est assez simple: désormais je fais comme tout le monde, je gagne mon pain quotidiens en me levant tôt le matin et en me donnant au maximum dans mon travail.
Bon, c’est ironique, je me lève toujours tard et je ne fais que le strict minimum vous l’aurez deviné.
Ne vous méprenez pas cependant, je fais bien mon boulot et je suis toujours extrêmement ponctuel mais jamais je ne ferai un extra pour du beurre.
Mes supérieurs sont vraiment fort sympathiques, mais pour me faire travailler plus il faudra aligner plus de zéro sur mon chèque.
Cette clause n’est pas négociable.
Pourquoi je vous dis ça ? Car malgré ma preuve d’enthousiasme limitée mon employeur fait des cauchemars à l’idée que je puisse débaucher pour un autre emploi... Oui, c’est flatteur, mais cela donne surtout l’image tristement terne du marché de l’emploi en polynésie.
Les popa’a diplômés sont des messies attendue par d’autres popa’a diplômés pour faire fonctionner leurs commerces.
Commerces qui soit dit en passant trust la majorité du chiffre d’affaire économique sur le fenua.
Ou sont les polynésiens (qui sont chez eux rappelons le) dans cette affaire ?
Je n’en ai pas la moindre idée...
Je sais juste que la polynésie française est un monde merveilleux mais dont le moindre aspect économique est totalement factice.
Si j’avais le temps et l’envie je réfléchirai à la façon de développer tout les atouts du territoire pour en faire des modèles économiques viables.
Seulement, j’en ai peut-être l’envie mais pas vraiment le temps, et je n’ai pas l’air d’être le seul dans ce cas !
Avant de penser à comment va-t-on traduire le règlement intérieur des toilettes publiques en tahitien à la place du français je crois que l’on devrait se concentrer sur comment nos frères polynésiens pourraient avoir la chance de vivre un futur un peu moins sombre.
Non ? ...
mercredi 3 octobre 2007
JU / week end féerique à Mooréa
Iaorana ,
voici de nouvelles photos prises ce week end à Mooréa...notre ile préférée(en meme temps,la seule qu'on connait!!!!)
voici un "Marae",c'est une sorte d'autel,lieu de culte des anciens polynésiens....il ne faut pas déplacer une seule pierre sinon ca porte malheur....
enfin des photos de l'endroit ou nous nous sommes posés:"les tipaniers";vous avez meme le droit à la photo de notre bungalow!
le Motu,petite ilot d'en face nous a completement charmé...on s'est cru sur une ile déserte...
voila!
sinon,je suis tres heureuse que Nico ait trouvé un job....je suis fiere de lui,en si peu de temps.
Pour la nouvelle du jour,on va voir une voiture d'ici 30min ,on vous tiendra informé si on la prend
remplissez vous les yeux et surtout à tres bientot!
JU
mardi 2 octobre 2007
JU / news
Bon,nous avons une super mauvaise connexion,donc les photos se sera pour un autre jour....
en meme temps ,c'est bien de vous faire patienter et saliver car les prochaines photos sont vraiment MAGIQUES........
plein de bisous
JU
en meme temps ,c'est bien de vous faire patienter et saliver car les prochaines photos sont vraiment MAGIQUES........
plein de bisous
JU
Toute la beauté du monde
Ju et moi-même sommes allé à Moorea dimanche et lundi...
Je ne sais par ou commencer mon récit, ni comment mesurer les superlatifs que je vais employer.
De mon point de vue j’avais déjà eu un aperçu grandiose de cette île et du visage souriant de la Polynésie (celui des brochures).
Nous avons les même paysages sur notre île de Tahiti mais il se trouve qu’il nous est plus facile d’aller à Moorea que d’explorer notre propre caillou (paradoxe des transports en communs super pourris en Polynésie).
Inutile de faire durer le suspense, je sais bien que vous vous êtes déjà jeté sur nos photos dans l’articles de Ju, je dirais juste que ce fût bien au-delà du grandiose cette fois-ci.
James Cook en découvrant la Polynésie a longtemps considéré le lieu comme le paradis sur terre.
A Papeete ce n’est pas vraiment évident mais à Moorea, non loin de la baie qui porte son nom, c’est d’une limpidité aussi claire que les eaux du lagon, le paradis n’est effectivement pas loin d’ici...
Ainsi nous partons dimanche matin (ferry à 7h30, comme d’habitude j’ai envie de dire) et nous retrouvons une amie de la danse avec qui nous allons passer la journée.
Cette amie en question est venu en voiture, nous avons donc l’occasion de faire un petit tour de l’île et de passer par quelques sites touristiques fameux;
un marae ancestral (lieu de culte et village des premiers polynésiens, aujourd’hui totalement en ruine mais assez mystique, c’est un décor à la “Apocalypto” pour ceux qui ont vu le film);
le belvédère (qui comme son nom l’indique offre un point de vue sur tout le nord de l’île, impressionnant);
l’intérieur de l’île (ou l’on trouve de gigantesques plantations d’ananas et un décor qui par endroit nous rappel les Pyrénées ou... la Provence, la encore c’est spectaculaire).
A l’occasion de notre week-end nous avions réservé un bungalow dans un hôtel de bonne réputation sur l’île.
L’établissement est plutôt charmant, construit en matériaux locaux.
C’est en réalité un jardin luxuriant au sein duquel se trouve une petite trentaine de bungalow, plus ou moins vastes.
Toutefois l’atout majeur de cet hôtel situé à la pointe nord-ouest de l’île, c’est sa plage de sable blanc plantée d’une cocoteraie et de palmiers et faisant face à deux motu au coeur du lagon. (Un motu est un îlot, souvent désert, situé au sein d’un lagon.)
C’est une véritable carte postale. C’est même plus que ça finalement, si bien qu’on a parfois du mal à y croire, sans doutes en peine pour replacer le fantasme et la réalité dans leurs cases respectives.
On fait soudain le bond tant rêvé dans les publicités pour l’évasion dont on nous abreuve à longueur de temps. Un saut que l’on fait les yeux brillants.
Ici, c’est du vert, de l'émeraude au vert jungle, c’est du bleu, du turquoise, du jade, du bleu intense, c’est du sable blanc et rosé, c’est digne d’un tableau de grand maître qui n’a pas de prix et c’est l’oeuvre de la nature.
Les mots manquent. Le cadre est parfait.
Les odeurs des fleurs de tiare et des frangipaniers flottent dans l’air. Le souffle plein de douceur des alizés est un massage relaxant. Le mélange des couleurs du paysage nous insuffle des étoiles dans la tête.
C’est beau, juste une splendeur, que dire d’autre...
Plongés dans un tel bonheur nous n’avons pas d’autre programme pour la journée que la détente absolue, à peine perturbée par un déjeuner au restaurant de la plage.
Arrivé à ce stade on croit pouvoir mourir tranquille et pourtant... c’est loin d’être fini.
A quelques mètres à peine il y a encore du sublime, toujours plus de merveilleux.
Le lagon à cet endroit est un aquarium grandeur nature et à quelques coup de rames se trouvent deux motus aux allures d’édens de la création.
Dimanche soir nous quittons notre amie, qui s’en retourne à Papeete (travail lundi...) et nous sommes alors seuls.
De quoi s’offrir encore un peu de détente sur la terrasse de notre bungalow.
A l’intérieur beaucoup d’espace, un grand lit pile poil face à la plage et au lagon, une décoration polynésienne agréable et une assez grande salle de bain très fonctionnelle.
Pour le coucher du soleil nous retournons nous installer sur la plage, désormais déserte (bien que la notion de foule se résume ici à une quinzaine de personnes tout au plus).
Le ciel s’embrase en quelques minutes et l’eau prend l’aspect de la nacre dans la pénombre naissante.
Quelques couples d’amoureux en lune de miel nous ont rejoint et nous admirons tous, dans un silence d’or, le bien-être incarné dans un paysage.
En réalité, on pourrait y passer la nuit, car la disparition du soleil sous l’horizon laisse place à un ciel d’une clarté sans égale. Les étoiles se comptent par millions dans ce planétarium naturel.
Lundi matin, le ciel est uniformément bleu. Il est 8h et il fait déjà entre 25 et 30°.
Le lagon scintille comme s’il venait d’être ciré. En un regard à peine à la surface de l’eau on devine déjà le fourmillement de vie dans les champs de coraux.
Après avoir payé l’honnête addition de l’hôtel nous partons au large.
On loue un kayak et on rame, un peu dans le vide parfois face aux courants du pacifique.
Première escale, le domaine des raies.
Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une raie, même en aquarium, avant aujourd’hui.
Une chose est sur, désormais j’en aurai le souvenir à vie.
La raie est un très grand poisson (pour les plus grandes que nous ayons vu je dirai qu’elles faisaient plus d’un mètre cinquante d’envergure) qui nage avec une grâce infinie.
C’est aussi un animal marin d’une douceur incroyable, au sens propre comme au figuré. Toutefois, il est vrai que c’est un peu effrayant. Aucun risque, ces raies sont absolument inoffensives. A cet endroit du lagon elle se regroupe en troupe d’une dizaine d’individus car elles savent que c’est ici que les hommes viennent les voir, et elles espérent toujours un petit quelque chose à grignoter, qui ne vient jamais car il est parfaitement interdit de les nourrir.
Les raies sont toutes suivi par une cour d’une centaine de poissons qui vous frôlent et vous touchent. Parfois certain s’aventure à vouloir vous croquer. C’est une drôle de sensation mais là encore aucun risque car tout ces poissons n’ont pas de dents... (remarque s’ils en avaient je sens bien qu’il y aura nettement moins de plongeurs).
Il est difficile d’expliquer concrètement ce que l’on ressent au contact d’une raie, mais il est en revanche assez facile de mettre un mot sur la vision d’un requin: frayeur.
Nous avons donc aperçu un requin pointe noire (espèce inoffensive pour l’homme à condition de ne pas l'appâter), de très près.
C’est impressionnant et d’une puissance affolante.
On a la véritable impression de se sentir ridiculement faible face à cet animal.
De plus dans l’eau les sensations sont chamboulées. L’homme n’est pas fait pour nager et cela se ressent fortement. Nous n’entendons pas, nous n’avons aucune perception des mouvements ni aucune sensations dans l’espace. Autrement dit un requin peut se trouver derrière vous sans que vous ne le sentiez ni ne l’entendiez. Je comprend un peu mieux la fascination de certain pour les océans, le monde du silence.
Après avoir quitté notre requin (sans se faire trop prier d’autant que nous étions littéralement seul au beau milieu du lagon) nous regagnons la sécurité de notre kayak et nous partons pour une traversé d’une centaine de mètre en direction du motu ouest.
Le Pacifique nous donne du fil à retordre et nous arrivons enfin sur la plage déserte de l’îlot. Pour ceux qui ont vu le film “Seul au monde” avec Tom Hanks, sachez que c’est à peu près pareil, sans le crash d’avion cependant (ce qui n’est pas plus mal et beaucoup moins risqué ! Quel casse-cou ce Tom, faut toujours qu’il en rajoute !).
Une plage de sable très blanc, une eau transparente et à température ambiante, une forêt de tamaris tropicaux (je dis sûrement n’importe quoi, désolé pour les botanistes), de cocotiers et autres senteurs exotiques et luxuriantes et en prime la vue en gros plan sur les montagnes de Moorea.
Le petit détail complètement incroyable: nous sommes seul dans ce décor. TOUT SEUL !
Comme Tom Hanks je vous dit !
Personne en vue, la plage doit faire deux cents mètres de long et elle est vide, parfaitement déserte.
Tout ça est à nous, c’est notre île, c’est paradisiaque.
L’heure tourne cependant et nous rappel que nous payons la location du kayak, il nous faut repartir, même si c’est à contre-coeur.
Aller, il faut parfois savoir se taire.
Si vous n’êtes pas déjà dans l’avion il est temps d’appeler le taxi pour l’aéroport car inutile de préciser que c’est une expérience à vivre !
On vous attend...
Je ne sais par ou commencer mon récit, ni comment mesurer les superlatifs que je vais employer.
De mon point de vue j’avais déjà eu un aperçu grandiose de cette île et du visage souriant de la Polynésie (celui des brochures).
Nous avons les même paysages sur notre île de Tahiti mais il se trouve qu’il nous est plus facile d’aller à Moorea que d’explorer notre propre caillou (paradoxe des transports en communs super pourris en Polynésie).
Inutile de faire durer le suspense, je sais bien que vous vous êtes déjà jeté sur nos photos dans l’articles de Ju, je dirais juste que ce fût bien au-delà du grandiose cette fois-ci.
James Cook en découvrant la Polynésie a longtemps considéré le lieu comme le paradis sur terre.
A Papeete ce n’est pas vraiment évident mais à Moorea, non loin de la baie qui porte son nom, c’est d’une limpidité aussi claire que les eaux du lagon, le paradis n’est effectivement pas loin d’ici...
Ainsi nous partons dimanche matin (ferry à 7h30, comme d’habitude j’ai envie de dire) et nous retrouvons une amie de la danse avec qui nous allons passer la journée.
Cette amie en question est venu en voiture, nous avons donc l’occasion de faire un petit tour de l’île et de passer par quelques sites touristiques fameux;
un marae ancestral (lieu de culte et village des premiers polynésiens, aujourd’hui totalement en ruine mais assez mystique, c’est un décor à la “Apocalypto” pour ceux qui ont vu le film);
le belvédère (qui comme son nom l’indique offre un point de vue sur tout le nord de l’île, impressionnant);
l’intérieur de l’île (ou l’on trouve de gigantesques plantations d’ananas et un décor qui par endroit nous rappel les Pyrénées ou... la Provence, la encore c’est spectaculaire).
A l’occasion de notre week-end nous avions réservé un bungalow dans un hôtel de bonne réputation sur l’île.
L’établissement est plutôt charmant, construit en matériaux locaux.
C’est en réalité un jardin luxuriant au sein duquel se trouve une petite trentaine de bungalow, plus ou moins vastes.
Toutefois l’atout majeur de cet hôtel situé à la pointe nord-ouest de l’île, c’est sa plage de sable blanc plantée d’une cocoteraie et de palmiers et faisant face à deux motu au coeur du lagon. (Un motu est un îlot, souvent désert, situé au sein d’un lagon.)
C’est une véritable carte postale. C’est même plus que ça finalement, si bien qu’on a parfois du mal à y croire, sans doutes en peine pour replacer le fantasme et la réalité dans leurs cases respectives.
On fait soudain le bond tant rêvé dans les publicités pour l’évasion dont on nous abreuve à longueur de temps. Un saut que l’on fait les yeux brillants.
Ici, c’est du vert, de l'émeraude au vert jungle, c’est du bleu, du turquoise, du jade, du bleu intense, c’est du sable blanc et rosé, c’est digne d’un tableau de grand maître qui n’a pas de prix et c’est l’oeuvre de la nature.
Les mots manquent. Le cadre est parfait.
Les odeurs des fleurs de tiare et des frangipaniers flottent dans l’air. Le souffle plein de douceur des alizés est un massage relaxant. Le mélange des couleurs du paysage nous insuffle des étoiles dans la tête.
C’est beau, juste une splendeur, que dire d’autre...
Plongés dans un tel bonheur nous n’avons pas d’autre programme pour la journée que la détente absolue, à peine perturbée par un déjeuner au restaurant de la plage.
Arrivé à ce stade on croit pouvoir mourir tranquille et pourtant... c’est loin d’être fini.
A quelques mètres à peine il y a encore du sublime, toujours plus de merveilleux.
Le lagon à cet endroit est un aquarium grandeur nature et à quelques coup de rames se trouvent deux motus aux allures d’édens de la création.
Dimanche soir nous quittons notre amie, qui s’en retourne à Papeete (travail lundi...) et nous sommes alors seuls.
De quoi s’offrir encore un peu de détente sur la terrasse de notre bungalow.
A l’intérieur beaucoup d’espace, un grand lit pile poil face à la plage et au lagon, une décoration polynésienne agréable et une assez grande salle de bain très fonctionnelle.
Pour le coucher du soleil nous retournons nous installer sur la plage, désormais déserte (bien que la notion de foule se résume ici à une quinzaine de personnes tout au plus).
Le ciel s’embrase en quelques minutes et l’eau prend l’aspect de la nacre dans la pénombre naissante.
Quelques couples d’amoureux en lune de miel nous ont rejoint et nous admirons tous, dans un silence d’or, le bien-être incarné dans un paysage.
En réalité, on pourrait y passer la nuit, car la disparition du soleil sous l’horizon laisse place à un ciel d’une clarté sans égale. Les étoiles se comptent par millions dans ce planétarium naturel.
Lundi matin, le ciel est uniformément bleu. Il est 8h et il fait déjà entre 25 et 30°.
Le lagon scintille comme s’il venait d’être ciré. En un regard à peine à la surface de l’eau on devine déjà le fourmillement de vie dans les champs de coraux.
Après avoir payé l’honnête addition de l’hôtel nous partons au large.
On loue un kayak et on rame, un peu dans le vide parfois face aux courants du pacifique.
Première escale, le domaine des raies.
Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une raie, même en aquarium, avant aujourd’hui.
Une chose est sur, désormais j’en aurai le souvenir à vie.
La raie est un très grand poisson (pour les plus grandes que nous ayons vu je dirai qu’elles faisaient plus d’un mètre cinquante d’envergure) qui nage avec une grâce infinie.
C’est aussi un animal marin d’une douceur incroyable, au sens propre comme au figuré. Toutefois, il est vrai que c’est un peu effrayant. Aucun risque, ces raies sont absolument inoffensives. A cet endroit du lagon elle se regroupe en troupe d’une dizaine d’individus car elles savent que c’est ici que les hommes viennent les voir, et elles espérent toujours un petit quelque chose à grignoter, qui ne vient jamais car il est parfaitement interdit de les nourrir.
Les raies sont toutes suivi par une cour d’une centaine de poissons qui vous frôlent et vous touchent. Parfois certain s’aventure à vouloir vous croquer. C’est une drôle de sensation mais là encore aucun risque car tout ces poissons n’ont pas de dents... (remarque s’ils en avaient je sens bien qu’il y aura nettement moins de plongeurs).
Il est difficile d’expliquer concrètement ce que l’on ressent au contact d’une raie, mais il est en revanche assez facile de mettre un mot sur la vision d’un requin: frayeur.
Nous avons donc aperçu un requin pointe noire (espèce inoffensive pour l’homme à condition de ne pas l'appâter), de très près.
C’est impressionnant et d’une puissance affolante.
On a la véritable impression de se sentir ridiculement faible face à cet animal.
De plus dans l’eau les sensations sont chamboulées. L’homme n’est pas fait pour nager et cela se ressent fortement. Nous n’entendons pas, nous n’avons aucune perception des mouvements ni aucune sensations dans l’espace. Autrement dit un requin peut se trouver derrière vous sans que vous ne le sentiez ni ne l’entendiez. Je comprend un peu mieux la fascination de certain pour les océans, le monde du silence.
Après avoir quitté notre requin (sans se faire trop prier d’autant que nous étions littéralement seul au beau milieu du lagon) nous regagnons la sécurité de notre kayak et nous partons pour une traversé d’une centaine de mètre en direction du motu ouest.
Le Pacifique nous donne du fil à retordre et nous arrivons enfin sur la plage déserte de l’îlot. Pour ceux qui ont vu le film “Seul au monde” avec Tom Hanks, sachez que c’est à peu près pareil, sans le crash d’avion cependant (ce qui n’est pas plus mal et beaucoup moins risqué ! Quel casse-cou ce Tom, faut toujours qu’il en rajoute !).
Une plage de sable très blanc, une eau transparente et à température ambiante, une forêt de tamaris tropicaux (je dis sûrement n’importe quoi, désolé pour les botanistes), de cocotiers et autres senteurs exotiques et luxuriantes et en prime la vue en gros plan sur les montagnes de Moorea.
Le petit détail complètement incroyable: nous sommes seul dans ce décor. TOUT SEUL !
Comme Tom Hanks je vous dit !
Personne en vue, la plage doit faire deux cents mètres de long et elle est vide, parfaitement déserte.
Tout ça est à nous, c’est notre île, c’est paradisiaque.
L’heure tourne cependant et nous rappel que nous payons la location du kayak, il nous faut repartir, même si c’est à contre-coeur.
Aller, il faut parfois savoir se taire.
Si vous n’êtes pas déjà dans l’avion il est temps d’appeler le taxi pour l’aéroport car inutile de préciser que c’est une expérience à vivre !
On vous attend...
Quasi expat’
Cerise sur le gâteau, cheveux dans la soupe, clou du spectacle, belle répartie aux rabats-joie, en bref j’ai dores et déjà réussi mon expatriation.
La dernière étape cruellement manquante restait de trouver un job et c’est fait.
Doublement fait même puisque pas moins de deux employeurs me courent après (oui la j’en rajoute).
Pour l’instant il ne s’agit que de propositions d’emplois de vendeurs en boutiques, pas vraiment des postes excitants donc mais pas non plus des travaux (trop) épuisants !
J’en ai accepté un, pour voir un peu de quoi il en retourne.
L'intérêt évident est que le magasin, du mobilier de luxe pour la clientèle américaine, se situe tout proche de notre chez nous, a.k.a pas trop de stress pour y aller.
De plus on me propose un contrat à temps partiel... No problem !
Cela signifie moins de sous, certes, mais aussi plus de temps: pour écrire, profiter du soleil et prendre la vie comme elle vient. Un beau programme n’est-ce pas ?
Bien entendu cela n’a rien à voir avec aucun de mes projets personnels et ces propositions restent donc du provisoire.
Dans l’autre camp, celui du long-terme, qui fait nettement plus rêver, se trouve un entretient d’embauche décroché dans un hôtel de luxe de Tahiti.
Le rendez-vous avec la directrice des ressources humaine herself est pris pour le début de semaine prochaine.
Je croise les doigts (et Ju aussi) pour qu’il s’agisse d’un poste payé 4.000 euros par mois pour trois heures de travail quotidien (et si possible des week-end de quatre jours et un bureau qui donne sur la plage)...
Quoi ?! Oh c’est bon hein, un peu d’espoir... :)
(Mais sinon un boulot juste “normal” fera également l’affaire).
Wait and see.
Nana
La dernière étape cruellement manquante restait de trouver un job et c’est fait.
Doublement fait même puisque pas moins de deux employeurs me courent après (oui la j’en rajoute).
Pour l’instant il ne s’agit que de propositions d’emplois de vendeurs en boutiques, pas vraiment des postes excitants donc mais pas non plus des travaux (trop) épuisants !
J’en ai accepté un, pour voir un peu de quoi il en retourne.
L'intérêt évident est que le magasin, du mobilier de luxe pour la clientèle américaine, se situe tout proche de notre chez nous, a.k.a pas trop de stress pour y aller.
De plus on me propose un contrat à temps partiel... No problem !
Cela signifie moins de sous, certes, mais aussi plus de temps: pour écrire, profiter du soleil et prendre la vie comme elle vient. Un beau programme n’est-ce pas ?
Bien entendu cela n’a rien à voir avec aucun de mes projets personnels et ces propositions restent donc du provisoire.
Dans l’autre camp, celui du long-terme, qui fait nettement plus rêver, se trouve un entretient d’embauche décroché dans un hôtel de luxe de Tahiti.
Le rendez-vous avec la directrice des ressources humaine herself est pris pour le début de semaine prochaine.
Je croise les doigts (et Ju aussi) pour qu’il s’agisse d’un poste payé 4.000 euros par mois pour trois heures de travail quotidien (et si possible des week-end de quatre jours et un bureau qui donne sur la plage)...
Quoi ?! Oh c’est bon hein, un peu d’espoir... :)
(Mais sinon un boulot juste “normal” fera également l’affaire).
Wait and see.
Nana
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